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L'étrange histoire de l'Abbé Saunière On ne pourrait pas parler du mystère de Rennes-le-Château, sans vous raconter l'étrange histoire de l'Abbe Saunière et de son trésor... Béranger SAUNIERE, modeste curé de Rennes-le-Château devient subitement millionnaire. Il avait 33 ans lorsque, en juin 1885, il gravit pour la première fois le chemin qui, au coeur du pays Cathare, conduit à sa nouvelle cure de Rennes-le Château. Peuplé de 300 âmes environ, le village est peu accueillant : quelques maisons de pierres grises tassées autour d'un château féodal et d'une très vieille église qui respire l'abandon. Cette église, Saunière en a déjà entendu parler car, au siècle précédent, l'un de ses aïeux, ouvrier maçon, a participé à sa rénovation. Au grand étonnement des villageois, cette situation change du tout au tout en 1887. A peine deux ans après sa discrète installation, Saunière commande un nouvel autel, puis des vitraux neufs pour tout l'édifice, après quoi il entame le gros oeuvre : la réparation des murs de la vieille église. Il fait installer un confessionnal, une chaire et son tympan. Plus tard , une entreprise refait le carrelage de l’église, la sacristie est entièrement remeublée de hauts placards où, peu à peu, s’entassent les plus riches chasubles. Après la restauration de l’église, Saunière trouve l’argent nécessaire à la construction, sur la place du village, d’une grotte artificielle et d’un calvaire. Il rénove aussi entièrement le presbytère puis le cimetière, qu’il dote d’un mur d’enceinte et d’un ossuaire. Par le biais de sa servante, une des filles Dénarnaud, il réalise, en 1888, l’achat de plusieurs terrains situés près de l’église. En 1891, il y fait élever de somptueux bâtiments entourés de jardins, de serres et de citernes. La villa Béthania, belle demeure bourgeoise, sort de terre la première (1901), bientôt suivie par la tour Magdala, bâtiment néogothique surmonté de puissants remparts et d’un chemin de ronde.
Tout le village de Rennes s’interroge sur l’origine de la subite fortune de l’abbé et, déjà, le bruit court que « le curé a trouvé un trésor ». En 1909, Béranger Saunière a déjà dépensé une petite fortune pour l’époque et l’évêché s’inquiète du train de vie ostentatoire et du luxe des acquisitions et constructions de ce modeste curé de campagne. Soupçonné de trafic de messes, Saunière est suspendu par les autorités ecclésiastiques… Mais il refuse néanmoins de quitter Rennes-le-Château, ou il mourut le 22 janvier 1917, terrassé par une apoplexie sur les remparts de la tour Magdala. Pour tous, l’origine du trésor découvert par Béranger Saunière reste encore un profond mystère. Certes, entre 1891 et 1917, Saunière avait effectué de fréquents voyages à l’étranger et dans de grandes villes du sud-est de la France où il avait ouvert des comptes bancaires. Ces déplacements incessants ont alimenté l’hypothèse du trésor : pour être transformées en actifs, des pièces anciennes doivent en effet être négociées avec des orfèvres ou des collectionneurs d’art… Géry |
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