Bienvenue en Arcadie, le pays du mystère et des fées

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Alchimie et Alchimistes

Depuis l'aube des temps, l'être humain rêve de puissances et de richesses, il aspire à la beauté, à l'immortalité et l'alchimie devait l'aider à réaliser tous ses désirs.  La préoccupation majeure des alchimistes de l'antiquité grec et égyptienne était déjà de découvrir le secret qui donnait la vie éternelle et transformait de vils métaux en or.  Ils entremêlaient leurs expériences d'idées mystico-religieuses et de rituels magiques.  Ils voulaient connaître Dieu et la materia prima d'où naîtrait la pierre philosophale qui permettrait la transformation des métaux et la création d'une eau de jouvence...

Les alchimistes considéraient de leur devoir d'améliorer la création divine et de la faire évoluer.  Un de leur principe était " le un est tout ".  L'aspiration éternelle de l'être humain qui veut recréer le paradis perdu, retrouver l'unité cosmique, se fait jour ici.

Les alchimistes voilèrent leur savoir occulte, censé leur octroyer une puissance égale à celle du créateur, dans des traités énigmatiques et des formules mystiques.  Seuls les initiés pouvaient déchiffrer les allégories, les métaphores et les symboles : le soleil symbolise l'or, les ornements circulaires, les animaux mystiques et les hermaphrodites nous rappellent que la nature est un tout.  Mais le symbole le plus connu est l' "Oroboros", le serpent qui se mord la queue, et qui incarne, selon les croyances des alchimistes, le cycle éternel de l'être.

Dans la région de Rennes-les-Bains on retrouve fréquemment dans les vestiges des vieilles ruines, des pierres sur lesquelles sont sculptées des salamandres, animaux amphibiens et mystiques représentant pour les alchimistes, leur feu secret.  On peut d'ailleurs en apercevoir une sculptée sur les ruines d'un moulin à eau se situant à la fontaine des amours...

Le feu secret des alchimistes, symbolisé par la salamandre et appelé aussi parfois "esprit astral", est une des pièces maîtresses du Grand Oeuvre de leurs recherches, car c'est lui qui sert de moteur métaphysique aux diverses transformations de leur matière dans l'Athanor.  De ce feu secret, les alchimistes ont fait le plus grand mystère en jouant une fois de plus du caractère polysémique du symbole.  Secret, il se distingue bien sûr du feu ordinaire en quoi il mériterait bien un nom particulier ; mais aussi l'expression peut se rapporter à divers états d'une même matière...

Géry